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Conseil n°24 - Scott Myers

Des échos musicaux dans la structure des histoires.

Du début du XVIIIe au milieu du XIXe siècle, la musique orchestrale en Europe était dominée par la forme sonate. Cette approche a évolué sur une période de plusieurs décennies à mesure que la musique orchestrale en Occident passait du contrepoint dense et des fugues de l’époque baroque à ce que l’on appelle l’époque classique où les mélodies lyriques se sont développées et épanouies.

Mozart est généralement perçu comme le premier et le plus doué pour la sonate. Pour moi, sa 40e symphonie est l’exemple par excellence de la forme sonate.

Qu’est-ce que la forme sonate ? Il comporte trois sections :

Exposition : Introduit la mélodie principale du mouvement dans la tonalité tonique, puis passe à une autre tonalité, qui peut comprendre un certain nombre de thèmes mélodiques différents.

Développement : La partie centrale du mouvement développe le matériel de l’exposition de diverses manières, en se déplaçant à travers un certain nombre de tonalités.

Réexposition: Cette dernière section reprend les thèmes mélodiques de l’exposition, généralement dans le même ordre ; le deuxième groupe est maintenant entendu dans la tonalité tonique.

Même si vous n’avez jamais étudié la musique classique, je vous propose de regarder ces trois sections et de vous demander : Est-ce qu’elles ne vous rappellent pas les trois actes de la structure ? Il y a des similitudes frappantes, si vous y pensez :

EXPOSITION : ACTE 1

DÉVELOPPEMENT : ACTE 2    

RÉEXPOSITION : ACTE 3

Vous pouvez même étendre la métaphore en considérant les mélodies comme des personnages et les transitions d’une section à l’autre comme des nœuds majeurs de l’intrigue.

En effet, l’idée centrale de la mélodie principale (Protagoniste), mise en place dans la section Exposition (Acte I), passe par une série de changements de tonalité (twists-and-turns) dans la section Développement (Acte II), généralement une séquence à forte instabilité tonale, et la tension rythmique et mélodique (en enlevant la Plotline), puis la mélodie principale (Protagoniste) ramenée « à la maison » dans la section Récapitulation (Acte III), mais jouée uniquement en tonique (le « Protagoniste » transformé), on peut vraiment voir le parallèle avec la structure 3-act :

La musique est un autre moyen de raconter des histoires, et le fait que des maîtres compositeurs comme Mozart, Beethoven, Mahler, Brahms et bien d’autres ont utilisé la forme sonate, qu’elle a régi la musique orchestrale pendant 150 ans, que des pièces basées sur la forme sonate sont encore jouées et appréciées par des millions de spectateurs à ce jour illustre une fois encore pourquoi les théories structurelles sur le travail des scénarios – car elles reflètent un schéma en trois actes ou mouvements qui semble être à la base des principes de toute histoire, toute forme de narration, tout procédé d’écriture des récits.

Aristote : Début – Milieu – Fin

Dialectique hégélienne : Thèse – Antithèse – Synthèse

Voyage du héros : Séparation – Initiation – Retour

Forme de la sonate : Exposition – Développement – Réexposition.

Pour en savoir plus sur la forme de la sonate et la répartition de la 40e symphonie de Mozart selon sa structure, cliquez ici.

 

© Scott Myers

Article traduit par un.e scénariste membre de La Guilde Française des Scénaristes : www.guildedesscenaristes.org

 

Retrouvez en version originale l’intégralité des articles de Scott Myers, ainsi que de nombreuses analyses de scripts et interviews de professionnels sur le blog Go Into The Story.

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