Menu icoMenu232White icoCross32White

Images de la page d'accueil

Cliquez pour éditer

Bandeau avec du texte, des boutons ou une inscription à la newsletter

Cliquez pour éditer

Conseil n°3 - Scott Myers

Si vous écrivez un scénario à partir de la première idée d’histoire qui vous passe par la tête, il aura à priori peu de chances de se vendre.

Pourquoi ? Certainement parce que la première idée qui vient à l’esprit n’est pas un concept solide.

On ne saurait trop insister sur l’importance de l’idée dans le succès futur d’un scénario.

Un bon concept :

  • permet aux producteurs et aux dirigeants des studios de « voir » le film.
  • fournit des munitions aux services marketing pour promouvoir le film.
  • encourage les agents à se donner à fond pour vendre votre script.

Même si je n’ai aucun moyen de le prouver, je crois que le concept peut représenter jusqu’à la moitié de la valeur d’un scénario aux yeux d’un acheteur potentiel. Oui, la moitié.

Voici quelques considérations de deux scénaristes reconnus sur l’importance du concept :

       « La plupart des aspirants scénaristes ne passent simplement pas assez de temps à choisir leur concept. C’est de loin l’erreur la plus commune que je vois dans les scénarios on spec. L’auteur a perdu la course dès le portillon. Des mois – parfois des années – sont perdus à essayer de développer une idée qui par nature n’a probablement aucun espoir de devenir un jour un film. »

         Terry Rossio (Aladdin, Le masque de Zorro, Shrek, Pirates des Caraïbes – la malédiction du Black Pearl)

      « Les idées ne coûtent RIEN et ne demandent AUCUNE prise de risque. Et pourtant, curieusement, c’est à l’étape de l’idée qu’on consacre habituellement le MOINS de temps avant qu’une petite fortune soit déversée sur une fantaisie qui est encore bancale… Les idées ne coûtent rien et pourtant elles ont le potentiel d’assurer des carrières inexplicablement longues et des vies heureuses. » 

           Kevin Smith (Clerks, MallBrats, Méprise multiple, Dogma, Zak et Miri font un porno)

Pensez-vous à des idées d’histoires tous les jours ? Avez-vous une liste d’idées d’histoires qui… s’allonge ?

Est-ce qu’une partie de votre cerveau est en pilote automatique, toujours en train de passer au crible les informations quotidiennes qui croisent votre chemin à la recherche de potentielles idées d’histoires ?

Le prix Nobel de Science Linus Pauling a dit : "La meilleure façon d'avoir une bonne idée est d'avoir beaucoup d'idées".

En tant qu’auteurs, il est de notre responsabilité de produire « beaucoup d’idées ».

Comment y arriver ? Peut-être que la clef la plus importante tient en deux mots simples :

Et si… ?

Réfléchissez à ces anecdotes racontées par trois scénaristes :

          « L’inspiration pour imaginer cette histoire [Retour vers le futur], je l’ai trouvée en rendant visite à mes parents à l’été 1980, à St. Louis dans le Missouri. Je suis tombé sur l’album annuel du lycée de mon père dans la cave. En le feuilletant, je découvre que mon père était président de sa promo, ce que j’ignorais totalement. Et donc il y a une photo de mon père à 18 ans… Une question m’est venue à l’esprit : « Si j’étais allé à l’école avec mon père, est-ce que j’aurais été ami avec lui ? » C’est là que j’ai eu un flash. »

           Bob Gale (1941, Used Cars, Retour vers le futur I, II, III)

        « Le secret, la clef pour écrire Hook, sont venus de mon fils. Quand il avait six ans, il m’a demandé : « Et si Peter Pan grandissait ? » J’essayais de trouver une nouvelle façon de raconter l’histoire du « garçon qui ne voulait pas grandir » et notre fils m’en a donné la clef. »

           James V. Hart (Dracula, Contact, Hook)

         « Le scénario de Shakespeare in Love a été écrit par Marc Norman et par le dramaturge Tom Stoppard, même si l’idée originale avait germé dans un troisième esprit créatif – celui d’un des fils de Norman, Zachary. C’était en 1989, alors qu’il étudiait le théâtre élisabéthain à l’Université de Boston que le jeune Norman téléphona à son père avec une idée lumineuse et soudaine de concept de film – le jeune William Shakespeare dans le théâtre élisabéthain. Norman père reconnut que c’était une idée formidable mais ne savait absolument pas quoi en faire. Deux ans plus tard, en volant un peu de temps à d’autres projets, l’idée avait pris forme – et si Shakespeare avait souffert du syndrome de la page blanche en écrivant son classique intemporel, Roméo et Juliette ? »

           Marc Norman (The Aviator, L’île aux pirates, Shakespeare in Love)

 

Et si j’étais allé au lycée avec mon père ? Et si Peter Pan grandissait ? Et si Shakespeare souffrait du syndrome de la page blanche ? Chaque question est à la source d’un film à succès. Chacune est un concept fort.

Vous voulez booster votre capacité à penser à des concepts ?

Faites des mots « Et si… ? » une part essentielle de votre vocabulaire de brainstorming. C’est l’instrument le plus proactif que vous pourrez trouver pour faire émerger des concepts d'histoires solides.

 

© Scott Myers

Article traduit par un.e scénariste membre de La Guilde Française des Scénaristes : www.guildedesscenaristes.org

 

Retrouvez en version originale l’intégralité des articles de Scott Myers, ainsi que de nombreuses analyses de scripts et interviews de professionnels sur le blog Go Into The Story.

Fermer En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et notre Politique de Confidentialité. En savoir plus